jeudi 13 février 2014

BAISSE DU LOYER: Ce que les sénégalaises attendent des hommes

Par Mamadou Lamine BA   
Sénégalaises

La baisse du prix des loyers, entrée en vigueur depuis le 31 janvier 2014, est bien appréciée par les sénégalaises, « si elle fait objet d’un bon usage », selon certaines filles et femmes interrogées sur le sujet. D’aucunes suggèrent l’augmentation des dépenses quotidiennes tandis que d’autres conseillent aux hommes d’éviter de s’amuser avec les nouvelles petites économies.

Pour Oummou Salamata Diallo, ménagère, cet argent ne doit pas servir à « meubler un deuxième bureau » ou prendre une seconde, troisième ou quatrième épouse. « Je veux cet argent serve à prendre en charge correctement les besoins des membres de la famille et non songer à l’élargir », a-t-elle indiqué, non sans ajouter que la vie est dure et qu’il ne faut pas rater une telle occasion.

Oummou Khairy Ndiaye, vendeuse de cosmétique et de produits d’arts féminins à la Médina, veut que les hommes profitent de cette opportunité. « Pour nous les filles célibataires, c’est un motif d’espoir. Ça permettra aux garçons d’avoir du courage pour épouser les filles. Car désormais la cherté du loyer, surtout à Dakar, ne peux plus être un prétexte pour les hommes de ne pas se marier »,  confie t-elle.


Marie Diatta, gargotière, elle, fait dans la morale. « Si les hommes veulent la paix dans leurs ménages, dans leurs cœurs et dans l’au-delà, ils n’ont qu’à s’occuper de leurs familles », avertit-elle. A son avis, les hommes doivent tirer avantage de cette mesure pour soulager leurs épouses de certains poids dans le foyer et non en rajouter. 

mercredi 12 février 2014

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE: Abdou Karim Fofana pour l’intégration des communautés

Par Mamadou Lamine BA

Abdou Karim Fofana, responsable politique et candidat de l’APR (au pouvoir)
Abdou Karim Fofana
dans la commune de Fann, Point E et Amitié a émit, dimanche, son souhait de voir les communautés intégrées et actives dans notre pays, figurer  sur les listes électorales. Il s’exprimait lors des journées culturelles de l’Association Sénégalo-Guinéenne et Guinéens, au nom de la présidence.

« Aujourd’hui on parle de parité. Mais à mon avis, il faudrait également une mesure qui permettent à ces sénégalais qui sont d’une autre origine de s’intégrer dans nos listes électorales et qu’on les associe dans la gestion. Nous avons là une communauté à accompagner et à intégrer dans toutes nos actions quotidiennes », at-il soutenu, au centre culturel Blaise Senghor.

Il a salué la démarche qui, selon lui, n’est pas inédite mais a quelque chose de particulier. « La communauté Guinéenne, précisément Peulh, est ancrée dans son pays d’accueil (le Sénégal) et en est une partie prenante. Elle est très présente dans son pays d’origine aussi (Guinée Conakry). C’est une structure sénégalo-guinéenne qui a sa part dans ce pays », a-t-il dit.  

Il dit apprécier leur présence active et leur exemplarité, à trois niveaux. « Ils participent à l’effort économique nationale, ils font preuve de patriotisme actif et ils représentent dignement leur pays au Sénégal. Enfin ils se caractérisant par une discipline, par un respect et par une abnégation par l’ardeur et l’amour  dans leurs activités », a-t-il ajouté.

Pour toutes ces raisons, dit-il, « nous devons les rendre cet hommage qu’ils méritent et les accorder cette place qu’ils méritent dans le Sénégal d’aujourd’hui. Ils sont dans nos habitations, dans nos administrations, dans nos banques ; ils tiennent les boutiques et des cantines dans les marchés mais aussi les fruits, sans mentionner les petits travaux que certains négligent », note t-il.

mardi 11 février 2014

SANDJIBA MANE: « Y’en a marre de mourir en donnant la vie »

Les femmes du village de Bantandiang disent basta à la mort en donnant la vie dans
Sandjiba Mané
leur village. Elle souhaite des routes pour « évacuer les femmes en travail et leurs productions agricoles.

Par Mamadou Lamine BA

Les femmes du village de Bantandiang, dans la communauté rurale de Kolibantang, dans le département de Goudomp, en ont assez de perdre la vie en en donnant. « Y’en a marre de mourir en donnant la vie », a crié, dimanche à Dakar, Sandjiba Mané, originaire de cette bourgade du Pakao. « Nous les femmes sommes les principales victimes de notre enclavement », a-t-elle déploré.

La case de santé n’existe que de nom chez elle. Quand elles sont en travail avant accouchement, a-t-elle laissé entendre, les femmes sont transportées par des charrettes tirées par des ânes ou chevaux. « Nous sommes toutes en sursis…Nous enregistrons des pertes de vies chaque année chez les femmes enceintes », a avancé M. Sané.

« Nous produisons de tomates, du  gombo, du piment, de la patate douce. Nous sommes aussi dans la riziculture. Mais nous avons des difficultés d’écoulement de notre production. Le marché hebdomadaire de Saré Yoba, les jeudis, n’est pas si loin mais nous sommes obligés de contourner à une centaine de kilomètre. Ça à découragé beaucoup de productrices », a-t-elle regretté.

Elle souhaite le raccordement de son village au programme des pistes de production afin qu’elles bénéficient des retombées de leurs travaux champêtres et maraichers… « Les chauffeurs qui nous conduisent pendant le Gammou (cérémonie religieuse annelle) refusent de nous reconduire l’année suivante, à cause du mauvais état de la route qui y mène », révèle t-elle.

Sandjiba Mané veut surtout que l’Etat leur vient en aide avec des matériaux de mécanisation de l’agriculture pour développer leurs activités. « Nous voulons des machines pour faciliter nos travaux et accroitre nos rendements annuels dans nos champs et jardins », a-t-elle souhaité. 

vendredi 7 février 2014

SOLIDARITE NATIONALE: 41.000 ménages ont reçu à ce jour 1.025.000.000 FCFA

Mansour Faye
Mansour Faye
a déclaré, lundi, que 82% des objectifs de la première phase des bourses familiales ont été atteints, annonçant le lancement de la seconde. Il attend que BBY entérine sa candidature pour redonner à Saint Louis son lustre d’antan.

Par Mamadou Lamine BA

Le délégué général de la solidarité nationale, Mansour Faye,  a déclaré, à Saint Louis, ce lundi, que 41.000 ménages ont reçu chacun la somme de 25.000 francs, soit 1.025.000.000 de FCFA. « On a quatre vingt deux pour cent (82%) de transfert. C’est un taux très satisfaisant », s’est t-il réjoui. Il a annoncé que la deuxième tranche sera lancée la semaine prochaine.

Sur sa supposée candidature pour la mairie de Saint Louis, il répond que cette question ne s’est pas encore posée. « Nous travaillons dans une dynamique de coalition et nous attendons qu’elle se prononce là-dessus ». Si celle-ci avalise sa candidature, M. Faye veut s’attaquer à la problématique de l’environnement dans sa ville.

« La question environnementale est une préoccupation quotidienne. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar va s’atteler à donner à Saint Louis sa lustre d’antan. Une ville propre, attractive, une ville où nous allons accompagner le développement. Au-delà de ses aspects touristiques, elle a toujours été une cité de développement », a-t-il dit.

« Ressusciter la richesse culturelle de Saint Louis »

« Nous allons combiner les potentiels agricole, touristique et halieutique pour faire de Saint Louis une ville sur la voie de l’émergence », s’est il engagé.  Sur le plan culturel, il compte conserver la belle image de la ville. « Cette ville fut la capitale de l’Afrique occidentale française (AOF). Nous allons ressusciter cette richesse pour attirer autant de touristes que possible », a-t-il promis.  

Sur la situation politique dans la capitale du nord, concernant le parti au pouvoir, le responsable de l’Apr affirme qu’il se porte très bien et que tout se passe bien au sein de sa formation. « Dans les grands partis, il y a toujours quelques petits problèmes mais globalement nous travaillons ensemble,  dans la création de valeur ajoutée pour notre ville », a-t-il exprimé.   

TRAFIC FERROVIAIRE: La reprise avant fin 2014

Par Mamadou Lamine BA

La Présidente du Conseil d’Administration du petit train bleu, Seynabou Ndiégéne,
Seynabou Ndiéguéne, Pca petit train bleu
a annoncé, samedi à Thiès (ouest) la reprise prochaine des rotations. « D’ici la fin de l’année,  le trafic ferroviaire va reprendre.  Nous attendons les conclusions d’une mission d’étude, récemment envoyée à Saint Louis pour démarrer les travaux de réhabilitation des voies et la reprises des emprises », a t-elle déclaré.

Elle a fait savoir que le train va desservir Touba et Tivaouane et qu’elle veut  aussi ouvrir d’autres dessertes avec le petit train de la banlieue. « Il y a eu cette année un conseil interministériel sur le chemin de fer et un conseil des ministres avec des directives du chef de l’Etat. Nous sommes en train de les mettre en œuvre, dont la reprise de la grande gare de Dakar », a-t-elle dit.

Mme Ndiégéne a laissé entendre qu’elle a hérité d’une  société dans une situation catastrophique voire exempte. « Et depuis l’avènement de Macky Sall nous essayons de la redresser. Car un véritable développement ne peut pas se faire, au Sénégal, sans un transport ferroviaire permanent », a-t-elle soutenu. Elle s’exprimait en marge d’une cérémonie de remise de notifications de financements aux femmes de Thiès. 

CORRUPTION: Vers un e-contrôle des agents vérueux

Par Mamadou Lamine BA    
Corruption

Les services informatiques de l’Etat du Sénégal travaillent à rapprocher le citoyen à l’administration. « Nous sommes en phase finale de la nouvelle version du site internet www.demarches.gouv.sn pour amoindrir les déplacements des citoyens désireux d’obtenir certaines informations », a soutenu Mayoro Diagne, directeur des études et de l’ingénierie de l’Adie, ce mardi.

A travers ce portail, les autorités, selon M. Diagne, veulent créer un environnement sain des affaires au Sénégal.  Il informe qu’ils sont en finalisation des dossiers sur les autorisations de construire avant de le lancer, en ce février. « Il y aura aussi un espace e-citoyen. Ils pourront y trouver des réponses concrètes sur les démarches les plus courantes, thématisées et même sous-thématisées », annonce t-il.

L’outil comporte des formulaires, des textes de références, des lois et règlements sur divers domaines, en plus des annuaires de services. « Ces télé-procédures visent à dématérialiser les démarches et combattre les pratiques de corruptions dans l’administration. Un citoyen peut imprimer un formulaire et le faire traiter par un agent si ce dernier lui dit qu’il n’en dispose plus », renseigne t-il.

Les sénégalais peuvent, pour améliorer une procédure administrative, proposer des idées. Ils ont également la possibilité de signer des pétitions en ligne pour dénoncer une pratique illégale. « Pour une autorisation de construire par exemple, la date est de 45 jours maximum. Mais il y a des gens qui en courent derrière pendant 6 mois là où d’autres en disposent en une semaine. C’est à dénoncer ».

AUDIT: Des autorités ont versé des agents dans le panier jaune et rouge

Les audits physiques et biométriques livrent petit à petit des secrets.
Audit
De source informatique proche du dossier, certains cadres sont à l’origine du versement de quelques travailleurs dans les paniers à problèmes.

Par Mamadou Lamine BA

« Il n y a pas eu d’erreurs ni  de fautes. Des autorités ont demandé à que qu’une catégorie d’agents soie versé exprès dans le panier jaune et rouge. Portant c’était des gens qui étaient réguliers. Ce sont des pratiques de l’administration qui ne sont pas orthodoxes », a révélé une source informatique.  Il ajoute qu’ils ont fait muter des agents du panier jaune vers le jaune, du vert vers le jaune et du jaune vers le rouge. 

Il en veut pour exemple les enseignants des foyers religieux (les fonctionnaires exerçant dans les Daras et les écoles privées islamiques). « Même s’ils étaient réguliers au moment des audits, ils étaient envoyés à la  billetterie... On les demandait d’apporter des justificatifs comme tous les autres fonctionnaires plus un document appelé certificat de non salaire de l’école locale », explique t-il. 

Après les audits, explique notre source, le chef d’équipe apporte des commentaires. « Pendant ce temps, il n’y avait pas véritablement d’audit. On ne demandait pas les mêmes documents qu’on exige présentement… Quand on arrivait dans une localité, on demandait au chef de l’établissement de nous fournir la liste des éléments de son école et de mettre une signature derrière le document », poursuit-il.

D’ajouter que c’est sur cette base qu’ils demandaient à l’enseignant d’apporter son bulletin de salaire, avec deux autres documents, pour vérification. « C’est suite à ça qu’on enrôlait et on versait l’agent dans le panier vert... Pendant cette phase, le chef d’équipe apporte des observations. Des directeurs de ressources humaines sont venus retravailler ces informations », renseigne t-il.