mardi 16 juin 2015
Guillaume Thibaul: nouvel envoyé spécial permanent deRFI à Dakar
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| Radio France Internationale |
"Sur proposition de Cécile Mégie, directrice de RFI, Marie-Christine Saragosse, présidente directrice générale de France Médias Monde, nomme Guillaume Thibault envoyé spécial permanent à Dakar au Sénégal", peut-on lire dans un communiqué transmis à l'APS.
Le nouvel envoyé spécial permanent de RFI à Dakar "prendra ses fonctions à compter du 1er septembre 2015 en remplacement de Carine Frenk, dont la mission sur place se termine", ajoute le communiqué.
Collaborateur de RFI depuis décembre 2006, Guillaume Thibault a intégré le service Afrique de RFI en tant que reporter, en 2009. Il a, dans ce cadre, "effectué de nombreuses missions sur le continent africain, au Burkina Faso, en Libye, au Mali, en RDC, à Madagascar'', entre autres pays.
vendredi 4 avril 2014
ACCIDENT DE LA ROUTE A TATAGUINE: 5 morts, plus de trente blessés graves
Un
accident d’une rare violence s’est produit ce vendredi, à cinq heures trente
minutes
du matin, à hauteur du village de Tataguine Sérère, sur
l’axe Fatick Mbour. Le bus immatriculé DK : 0948 AE, s’est renversé, sur
le côté gauche. Sur place, cinq morts ont été répertoriés, dont le conducteur
et deux de ses apprentis. Une trentaine de blessés graves, qui ont été
acheminés à l’hôpital régional de Fatick pour soins, ont été notés.
| Le bus renversé sur son coté gauche |
Le
véhicule est parti de Vélingara, jeudi après-midi, à dix-sept heures en
partance pour Dakar. Des témoignages recueillis sur place, des propos des
occupants du bus, évoquent la thèse
humaine, car le chauffeur, âgé de moins de trente ans, dormait sur
son volant, depuis Kaolack, à des
endroits. « Il est une fois sortis de la route et est retourné sur la
voie dans les secondes qui ont suivies », conte un occupant du bus, qui
s’en est sorti indemne.
Lessapeurs-pompiers, alertés dans les premières minutes qui ont suivies
l’accident, sont arrivés sur les lieux, environ quarante minutes après, selon,
un témoin habitant du village où l’accident a eu lieu. A bord de plusieurs véhicules,
ils se sont battus corps et âmes pour sauver le maximum de blessés, limités par
le fait que le véhicule et tombé sur un arbre, à une trentaine de mètres de
l’endroit où il a quitté la chaussée.
Des
accompagnants qui ont aidé à acheminer les victimes à l’hôpital de Fatick, à
bord de véhicules réquisitionnés par les secouristes, ont affirmé que les
services des urgences ont été surpris
par l’ampleur des blessures et des traumatismes. L’hôpital, flambant neuf, est
encore sous équipé, ce qui a expliqué le débordement des agents trouvés dans la
structure, dont une femme qui montait la garde.
L’état
d’endommagement du véhicule témoigne de la violence de l’accident qui est
arrivé quand la majeure partie des passagers étaient dans les bras de Morphée.
N’eut été l’arbre sur lequel il s’est
renversé, le bus aurait fait plusieurs tonneaux, ce qui accroîtrait le nombre
de victimes. « Depuis notre départ, il roulait à vive allure », s’est
indigné un rescapé, qui s’est en sorti avec des blessures moins gaves que la
grande majorité.
mardi 1 avril 2014
LUTTE CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS: Serigne Moustapha Mbacké invite l’Etat à sévir
La volonté de l’Etat
de mettre fin à la mendicité des enfants dans le pays n’est pas une guerre
contre l’Islam, ni contre quelqu’un, selon Serigne Moustapha Bassirou Mbacké
. Il
invite le Pouvoir à prendre des mesures contraignantes pour sortir les petits
des griffes de leurs exploitants, quitte à les récupérer et les placer dans les
Daaras classiques.
| Sérigne Moustapha Bara Mbacké |
Par Mamadou Lamine BA
« Quand l’Etat interdit la mendicité, il ne s’attaque ni
à la religion, ni à un maitre coranique. Il n’exige non plus de renvoyer les
gens vers les zones rurales. C’est juste qu’il n’est plus acceptable et
tolérable d’exploiter économiquement des enfants par des adultes sans scrupule.
Nous ne sommes plus dans cette époque », a soutenu Serigne Moustapha Bassirou
Mbacké.
Il appelle les ces maitres coraniques à chercher de quoi se
nourrir et faire manger ces enfants sans les exploiter comme des esclaves.
« J’invite l’Etat à prendre des mesures dissuasives et contraignantes pour
revaloriser l’image du Sénégal. La majorité des maitres coraniques qui
exploitent ces petits enfants sont des non sénégalais… Il y va de l’image de
notre pays », a-t-il affirmé.
Pour lui, la maltraitance et l’exploitation d’un individu,
qui plus est un gamin, sont révolues. On
peut enseigner sans peiner. « On ne peut pas éviter entièrement la fatigue
parce le savoir ne s’acquiert pas dans la facilité. Le Coran est la parole de Dieu…
L’inculquer à quelqu’un nécessite des efforts mais pas le soumettre à des
conditions inhumaines et insupportables », a-t-il exprimé.
Il propose la récupération des enfants utilisés par des
maitres coraniques et leur placement dans les Daaras classiques. « A
Cokki, à Touba, à Médina Baye, à Kossy, à Tayba Niasséne, à Tivaouane, à Médina
Gounasse, au Fouta, entre autres
endroits où il y a de grandes écoles coraniques, les enfants ne sont pas
soumis à ces labeurs », a soutenu Serigne
Moustapha Mbacké.
Pour lui, s’installer dans la capitale, à tout prix, sans
moyens ni logements, cache des ambitions. « Moi, j’ai appris dans la
campagne. On cultivait les champs et on vivait de ce qu’on récoltait. Les
travaux étaient bien répartis, en fonction de l’âge. Nous, par exemple, ne
portions que l’eau aux champs. Les grands talibés cultivaient la terre »,
renseigne le Mbacké-Mbacké.
Les gens, à son avis, ne peuvent plus, surtout dans une
ville comme Dakar, de voir souffrir des enfants. « On peut, à la limite, demander une
aide au gouvernement. Mais si tout le monde fait autant, ça ne pourra pas
prospérer », avance t-il, tout en se démarquant des adultes qui
« envoient des enfants quémander cent, deux cent francs à d’autres adultes
dont certains ne se privent pas de les abuser ».
M. Mbacké a affirmé qu’il y a plusieurs façons de mendier,
rappelant qu’on faisait mendier les petits talibés parce qu’il n’y avait pas assez
à manger chez le maitre ou pour l’éduquer, afin qu’il ne se croît pas plus
important que ses semblables… Ce que l’on constate à Dakar, à son avis, avec
des enfants de moins de trois ans qui mendient tous les jours, côtoyant des dangers, n’est
pas acceptable.
« La mendicité n’était pas
pratiquée pour se remplir les poches. On demandait de quoi manger et on se le
partageait dans la daara puis on retournait à nos tablettes pour apprendre…Je
ne suis pas d’accord avec ça parce que Serigne Touba ne l’a pas fait et ne l’a
jamais recommandé. Envoyer un enfant cherché de l’argent n’est pas une pratique
tolérable », martèle M. Mbacké.
ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION: Espoirs et craintes d'un maire
Pour Mamadou Lamine Diédhiou, la conception de
l’acte III de la décentralisation est une très bonne chose, parce qu’il va
renforcer les collectivités locales, notamment les communes d’arrondissement
qui deviendront des communes de plein exercice. « J’ai fait quelques pays
à travers le monde dans différents continents et j’ai rencontré beaucoup de
maires. Quand on compare le mode de fonctionnement de ces collectivités et cet
acte, on comprend qu’il a des avantages pour nous », apprécie t-il.
Il en veut pour exemple la commune de Yeumbeul Nord
où pratiquement toutes les grandes recettes issues des collectes de taxes sont
reversées à la ville de Dakar. « Nous n’avons presque rien à la base. Sans recettes fiscales, nous fonctionnons difficilement.
En plus de cela, nous n’avons pas de pouvoirs réels localement », déplore
t-il.
Il veut une définition claire leurs tâches dans
l’éducation, dans l’environnement et dans la santé, entre autre compétences
transférées aux collectivités locales. « Il faut aussi qu’on ait plus de
moyens pour nos engagements. Par exemple, pour construire un centre de santé,
il me faut l’autorisation du ministère de la santé et quand on en demande, il
faut patienter entre six mois et un an avant d’avoir une réponse »,
fustige t-il.
Il ne comprend, cependant pas, le silence qui entoure
l’acte 3 de la décentralisation. « Il
n’y a pas de communication. Je suis inquiet qu’à trois mois des élections, nous
maires et les populations à la base ne sommes pas assez informés. Nous ne maitrisons
pas le contenu de l’acte 3 de la décentralisation. A mon avis, l’électeur
qui se rend au bureau de vote est susceptible de savoir ce pour quoi il va
voter », argue t-il.
Selon le maire de Yeumbeul Nord, « ça discute
à un niveau élevé, entre intellectuels et décideurs. Les sénégalais lambdas
n’en savent rien », contrairement à l’acte 2 de la décentralisation où l’Etat
avait multiplié des cassettes dans presque toutes les langues du pays et
distribué à tout le monde. C’était bien expliqué et ça avait marché. Mais là ce
n’est pas encore le cas », juge t-il.
Il dit attendre la même chose ou plus. « Aujourd’hui
il y a plus de radio dans le pays, dans le pays même dans les zones le plus
reculées. Et les citoyens ont besoin de savoir ce qui est dans l’acte 3 de la
décentralisation, ce que ça l’apporte et son niveau de responsabilité. Si on va
aux locales dans cette situation, on va à une élection très nébuleuse »,
craint Mamadou Lamine Diédhiou.
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