lundi 9 décembre 2013

NIGER: Tension entre Areva et Niamey

Areva et le Niger sont en pleine renégociation des contrats d'exploitation des mines d'uranium.
L'entrée du site d'Areva à Arlit, au Niger.
Elles arrivent à terme fin décembre. Niamey veut en profiter pour revoir à son avantage les termes du contrat. Quant au numéro 1 du nucléaire civil, il freine des quatre fers, quitte à faire monter les enchères. Lundi soir Areva a dû démentir officiellement qu'elle envisageait de se retirer du Niger.
D'ici le 31 décembre, l'Etat du Niger et Areva doivent finaliser les termes de leurs futures relations pour les dix prochaines années. Une occasion unique pour Niamey d'imposer au numéro 1 mondial de l'uranium civil sa nouvelle réglementation fiscale, plus avantageuse pour cet Etat sahélien.
Source: rfi

Les femmes Africaines au chevet du continent à Abidjan


Au delà de son aspect misérabiliste, l’Afrique est un continent qui regorge de ressources humaines et naturelles
Innoncence Ntap Ndiaye
suffisantes pour son développement et pour le bien-être de ses populations. Comment améliorer sa condition actuelle, telle est la préoccupation de ses décideurs et gouvernants. L’association panafricaine Africa femmes Performantes (AFP) regroupant  les femmes leaders de 16 pays africain, veut apporter une solution à travers le dynamisme de son réseau. 

Elles sont issues de tous les secteurs d’activités et affichent divers expériences : Juristes, fonctionnaires internationales, businesswomen, écrivaines, anciennes ministres, présidentes d’ONG, etc . Elles sont réunies à Abidjan depuis le 26 novembre dernier à l’occasion du 6 ème congrès international de la femme africaine sous le thème : la femme africaine face au défi de la paix, du développement durable et de la coopération Sud-Sud.

Mode alternatif de gestion des conflits en entreprises, gestion de l’entreprise axée sur les normes OHADA et l’initiation à l’environnement industriel, tels sont les thèmes des formations qui ont permis à ces femmes de renforcer leurs capacités à travers des formateurs de renom dont le professeur Tahiri Mohammed, président de la chaire de l’innovation à l’Université Hassan 2 de Casablanca. L

’Edition de cette année veut surtout mettre l’accent sur la coopération Sud Sud car L’AFP se veut un modèle en la matière, essentiellement entre pays africains. Ces femmes africaines leaders sont donc venues échanger leurs connaissances et bonnes pratiques et développer des réseaux d’affaires entre elles. ‘‘La coopération Sud sud est un puissant moteur de renforcement des capacités. Si elle est bien conçue et correctement mise en œuvre, elle peut s’avérer plus innovante et plus durable qu’une assistance technique Nord-Sud’’ explique Innocence N’tap N’diaye, ancienne ministre Sénégalaise du travail, présidente de l’ONG Réseau des femmes innocentes (RFI). 

Avec les connaissances acquises et les réseaux créés, les femmes AFP pourront contribuer aux changements qui ont lieux dans leurs nations respectives. ‘‘Actuellement, il y a une prise de conscience au niveau des africains. Les priorités des Etats aujourd’hui sont l’intégration régionale, la monnaie commune, la  libre circulation des biens et des hommes, le développement économique et social des populations.

Les femmes ne veulent pas rester à l’écart, elles voudraient être impliquées dans cette révolution qui est en train de s’opérer en Afrique d’où l’existence d’Africa femmes performantes’’ justifie à son tour Marie Akono Atangane, présidente d’ONG au Cameroun.

L’AFP est dirigé par la femme d’affaire camerounaise Patricia Secke, résident aux Etats-Unis. Le congrès des femmes performantes est organisé selon un concept inédit de rendez-vous d’affaires englobant la formation professionnelle, les rencontres B2B et la valorisation du travail des femmes à l’échelle continental. Cette année l’invité d’honneur était la nigériane Regina Amadi Njoku, fonctionnaire international à la retraite et PDG de la société Gracefields multi options au Nigeria.

Source: actunet.sn

samedi 7 décembre 2013

SANTE : Cayré détecte les cancers avec une prise de sang

Le professeur Cayre a inventé un «tube» qui permet de filtrer le sang et d’isoler les cellules cancéreuses. Les premiers patients le testeront début 2014, selon LeParisien. 
Le Professeur Cayré

Un amaigrissement inexpliqué, une fatigue intense, un examen sanguin qui inquiète… On soupçonne un cancer. Mais pour en avoir le cœur net et clore l’attente éprouvante d’un diagnostic, le patient devra d’abord passer par la case biopsie. Soit l’examen qui consiste à prélever, souvent avec une seringue, un fragment de tissu sur l’organe suspecté d’être cancéreux, et qui par la suite sera analysé. « Un examen invasif qui n’est pas sans risque, sous anesthésie et qui nécessite parfois plusieurs jours d’hospitalisation », précise encore Yvon Cayre, professeur d’hématologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie de Paris. 

Le modeste tube blanc, qu’il tient à la main et qu’il vient de présenter aux Etats-Unis, veut changer la donne. Sa découverte vise à remplacer au moins 60% des biopsies par une simple analyse de sang. Il suffit de faire passer le sang à travers le filtre révolutionnaire que contient le tube blanc. Parce qu’elles ont la particularité « d’être plus grandes que les autres », précise Yvon Cayre, les cellules cancéreuses restent à la surface « et il n’y a plus qu’à les analyser ». 

Un partenariat a d’ores et déjà été lancé avec le pôle européen de cancérologie Gustave-Roussy, installé à Villejuif (Val-de-Marne), qui, dès le début de l’année, fera bénéficier ses patients de cette innovation. Dans quel cas la biopsie reste-t-elle indispensable? « Lorsque les cellules tumorales sont rares, rétorque le professeur Cayre. Pour poser un diagnostic avec certitude dans cette situation, il faut faire une biopsie. » Un acte chirurgical coûteux, alors le fameux tube (qui ne porte pas encore de nom officiel) « ne devrait pas dépasser les 200 € », lance Serge Kraïf, directeur de Biocare Cell, une structure qui s’est constituée pour faire aboutir le projet et le commercialiser « sans doute d’ici cinq ou six mois », estime le responsable. 

Outre un examen moins pénible, l’innovation du professeur Cayre a aussi l’avantage de pouvoir suivre l’évolution des cellules cancéreuses. « La biopsie n’est pas adaptée aux nouvelles thérapies personnalisées contre le cancer, tranche l’expert. Les cellules tumorales ont la particularité d’avoir des anomalies génétiques. Or, sous la pression de ces nouveaux traitements ciblés, ces anomalies connaissent des mutations. Pour les suivre, on ne va pas faire une biopsie à chaque fois! » Enfin, ce système ouvre des perspectives, qui seront prochainement à l’étude, pour rechercher des anomalies fœtales (maladies génétiques comme la trisomie 21). A l’issue, cette invention pourrait remplacer l’amniocentèse, qui consiste à prélever du liquide amniotique au cours de la grossesse.