mercredi 1 janvier 2014

DEVELOPPEMENT: 10.000.000 FCFA aux femmes de Guéoul

Par Mamadou Lamine BA  


Le Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Anta Sarr, a remis ce mardi, un financement d’une valeur de dix millions (10.000.000) CFA, sans intérêt, aux femmes de Guéoul, en partenariat avec la municipalité. Une cinquantaine de groupements féminins évoluant dans l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, la couture… ont reçu des chèques entre 100.000f et 400.000 f, selon sa taille.  

Le ministre de tutelle les aussi a doté cinq kits de cuisine, dix machines à coudre, trois moulins à mil, deux kits de teinture, trois kits de sonorisation de moquée et deux porte-voix. Une première dans la localité selon Khalifa Ababacar Dia, maire de la commune de Guéoul. L’édile a, en outre, émis le souhait de voir étendre ces actions aux autres femmes du département de Kébémer, région de Louga.

« Cette initiative est une contribution à la politique de l’Etat aux femmes du Sénégal en général et celles de Guéoul en particulier… Car le développement nécessite une synergie de tous les acteurs », a dit la ministre, non sas inviter « ses sœurs à rembourser les montants encaissés afin que d’autres femmes d’autres localités puissent en bénéficier  et travailler ».

Les femmes récipiendaires se sont engagées à respecter les échéances. « Notre slogan, ici à Guéoul, c’est servir et non se servir. C'est-à-dire venir en aide à notre communauté », ont-elles répondu... Les femmes de Ngoumba, selon le maire de Guéoul, ont déjà  bénéficié d’un fond de quatre millions qu’elles ont porté à soixante millions après quelques années, preuve de leur amour du travail.

Le ministre Anta Sarr a réitéré sa volonté à aller dans le sens indiqué par ses autorités supérieures, promettant que ses services « prendront toutes les dispositions pour accompagner les travailleuses de Guéoul aussi bien dans l’encadrement que dans l’éducation financière… pour consolider la place de la femme dans la société sénégalaise ».


Les femmes de Guéoul, en guise de reconnaissance, ont promis au ministre de répondre à toutes ses sollicitations, politiques, culturelles entre autres. « Vous trouverez en nous des partenaires fiables et fidèles. Nous serons avec vous où que vous nous appellerait. Nous serons vos amazones dans toutes les circonstances », a laissé espéré le maire, au nom des femmes. 

lundi 30 décembre 2013

DISCOURS DE NOUVEL AN: Ce que les étudiants attendent de Macky Sall

Par Mamadou Lamine BA   

Macky Sall, Président de la République
Le collectif des étudiants des universités du Sénégal attendent de Macky Sall un recul sur les réformes de l’enseignement supérieur. « Nous attendons qu’il dise ce soir, devant les sénégalais, qu’il revienne sur la hausse des frais d’inscriptions et instruise le paiement immédiat des bourses avant le 06 janvier 2014 », a tonné Ndème Dieng, porte parole du jour.

Ils veulent aussi entendre du chef de l’Etat sur la question des bourses. « Nous lui donnons un ultimatum. Si les bourses ne sont payées jusqu’au 06 janvier, nous paralyserons l’enseignement supérieur à l’échelle nationale à partir du 08 janvier jusqu’à l’infini », a averti M. Dieng, lors d’une conférence de presse tenue au restaurant Central du Pavillon A du campus universitaire de Dakar.

Les étudiants invitent le président à prendre conscience de la gravité de l’heure, de la complication de la situation dans les unisériés publiques du pays et de considérer leurs préoccupations. « Nous voulons payer 15.000f pour le premier cycle, 30.000f pour le second et 60.000f pour la Thèse », ont t-ils proposés, soutenant qu’aucune autre proposition n’est acceptable pour eux.

Ils veulent, en outre, traiter avec le chef de l’état, après cinq rencontres infructueuses avec le ministre Mary Teuw Niane, qu’ils jugent « incapable » de résoudre leurs préoccupations. « Nous ne voulons plus traiter avec lui, mais avec le chef de l’Etat en question. Car c’est lui qui a été élu par le peuple pour prendre en charge ses préoccupations », ont il exprimé.


Ils refusent de tomber dans le piège de leur ministre de tutelle qui propose d’échelonner le paiement des frais d’inscription. Ce qui, selon eux, constitue une caution de ces montants proposés par l’état. « Le ministre fait dans l’entêtement », déplore Ndème Dieng, défiant « qu’ils rejettent le principe de l’augmentation » que Mary Teuw Niane veut faire payer par tranches.  

EDUCATION: Vers plus de compétence langagière des enseignants en français

Par Mamadou Lamine BA 
Sérigne Mbaye Thiam

Le ministre de l’éducation, Sérigne Mbaye Thiam, a annoncé, samedi à Dakar, lors de la journée mondiale des enseignants,  que son département a récemment introduit une requête de financement au niveau de la France et de l’organisation internationale de la francophonie (Oif) pour le renforcement des capacités  des enseignants en compétence langagières en français.  

« Nous avons l’action prioritaire qui est le renforcement des capacités des enseignants. Nous avons un certain nombre de projets que nous déroulons. D’abord il y a un important renforcement des capacités des enseignants  dans le partenariat pour l’amélioration de la lecture et des mathématiques ainsi que des sciences », a déclaré le ministre de l’éducation. 

Toujours, dans le relèvement de la qualité de l’enseignant pour une éducation de qualité, Sérigne Mbaye Thiam affirme qu’ils essayent d’avoir une situation de référence sur la qualité des enseignants. Ce qui a motivé un certain nombre de tests, d’études pour avoir une situation de référence ; à partir de laquelle, au niveau de l’axe stratégique numéro un du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Apprentissages.

Cependant, il a invité à l’auto-interrogation sur l'importance et le rôle des enseignants dans le système éducatif », a-t-il dit, rappelant que « des enseignants de qualité sont indispensables pour une éducation de qualité, cette dernière étant à la base de tout processus de développement. Il a relevé que la principale variable scolaire qui influe sur les résultats des élèves reste la qualité de l’enseignant. 

Il a profité de cette journée, tenue à la place du souvenir africain, pour décorer une quarantaine d’enseignants méritants. Ils ont été élevés dans les ordres nationaux du lion et du mérite. Ces distinctions constituent, selon lui, un encouragement pour les jeunes générations à prendre à cœur leur métier d’enseignant qui est un intrant de qualité important dans le système éducatif.

Le ministre s’est réjouis d’être  ce jour avec eux,…pour fêter l’excellence chez ces femmes et hommes disséminés sur l’étendue du territoire national et qui ont la redoutable charge de fournir à la nation des ressources humaines de qualité. « C’est la raison pour laquelle des enseignantes et enseignants méritants seront honorés en ce lieu au nom de Monsieur le Président de la République », a-t-il dit. 

13ème APPEL DU MODA: Education, responsabilité et implication contre la corruption

Par Mamadou Lamine BA    
Moda

Le Mouvement pour la Dignité de l’Afrique (Moda), s’est, pour la treizième édition de son appel à la paix, penché sur le point de vue et la position de l’islam vis-à-vis de la corruption. Trois panels ont rythmé la journée, tenue  à Sorano, ce samedi. « Un citoyen bien éduqué, une responsabilité dans l’éthique et l’engagement de tous, sont les remparts contre la corruption », a dit le juriste, Ismaïla Madior Fall. 

Pour le président du Moda, la corruption est inhérente à l’être humain, sans distinction de race, de religion ou autre appartenance. Elle est causée par la pauvreté, par des dirigeants véreux et une insuffisance de foi en Dieu. Elle se manifeste par des hommes qu’il ne faut pas à une place indiquée, la course aux biens et le détournement envers les sages.

Pour la combattre, il invite à une « auto-comptabilité, une introspection et à la révision de nos actes quotidiens ».  Il invite aussi les citoyens, de quelque bord, de dénoncer cette pratique aux conséquences sociale, économique et politique dévastatrices, par la conscientisation des masses qui, selon lui, à la longue, peut convaincre les corrupteurs et les corrompus à changer.  
Car « la corruption est source de décadence, de démotivation de toute initiative  personnelle ou publique de développement. Elle favorise les inégalités sociales à travers le clientélisme sélectif », lit-on dans un document… Elle est une entrave à la croissance économique en décourageant les investissements privés nationaux et étrangers, diminuant ainsi les recettes fiscales de l’état.

L’être humain, selon Cheikh Moustapha O. Niasse, doit vouloir le juste milieu et éviter de verser dans les extrêmes qui mènent à sa perte. « Le meilleur des vœux et actes est la mesure », a-t-il renseigné devant des centaines de personnes venues assister à ce colloque. Il a rappelle une tradition du prophète Mouhammad (Pssl) qui veut que tout acte soit mesuré et permanent.

Massamba Mbaye, traitant sur « l’éthique : bouclier contre la corruption », a souligné que le corrupteur et le corrompu sont tous les deux, à un même niveau moral. Il a soutenu que la corruption a des incidences négatives sur le développement du Sénégal, ce qui, selon le directeur général de Dmedia, fonde la mise en place des instruments de lutte tels que la Crei et l’Ofnac. 

Il déplore la banalisation de la pratique. « Tant qu’un chauffeur se dira qu’il peut conduire sans permis et glisser un billet de banque au policier pour s’en sortir ; tant les agents des mairies réclameront une somme pour faire leur travail, tant que les bureaucrates voudront se faire rémunérer pour le service pour lequel l’état les paient…, le pays ne décollera pas », a-t-il exprimé.


Le Moda invite à la responsabilité collective et incite les sénégalais de dénoncer le phénomène pour faire face à la corruption. « Si la corruption n’est pas maitrisée, le pays risque de basculer dans de graves crises aux conséquences incalculables, dans la perversion des valeurs et même saper le respect des droits humains et la transparence et affaiblit les institutions publiques ». 

jeudi 26 décembre 2013

PAIX SOCIALE: Le Moda pour l’interdiction des médias ethniques et confrériques

Par Mamadou Lamine BA  
Moda

Cheikh Moustapha Ousseynou Niasse, à la tête du Mouvement  pour la Dignité de l’Afrique (Moda) veut l’interdiction des médias à connotation ethnique et confrérique pour préserver la cohésion sociale au Sénégal. « On assiste de plus en plus à une forme de sectorisation dans les médias. Et qui dit secte dit séparation, ce qui est une menace pour le pays », a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu ce mercredi à Dakar.  

Il ajoute que tant qu’il y a la cohésion sociale, l’unité et la paix seront préservées. Mais dès qu’il y a des brebis qui s’égarent volontairement, sous le regard de l’Etat, il y a des problèmes. C’est pour cette raison qu’il attire l’attention sur ce danger qui guette le Sénégal et  demande l’interdiction de ces médias « divisionnistes ». Il propose plutôt « des programmes standards où tout le monde se retrouvera et aura sa part ».

Le Moda se dit opposé à l’avortement médicalisé et compte lancer une contre pétition. « Les défenseurs de cette idée veulent se baser sur une particularité pour fonder leur jugement. Nous ne sommes pas d’accord. C’est contraire à la morale islamique. Nous lancerons une contre pétition avec des millions de signatures que nous déposerons sur la table de l’Etat », a-t-il avertit.

C’est pour, selon le petit fils de Baye Niasse, prouver que ceux qui agitent cette question sont une infime minorité contre la majorité de la population qui veut que les vies soient préservées. Il rappelle que dans certains pays occidentaux où la pratique a été légalisée, des gens en ont abusé, causant des dégâts considérables. « C’est ce que nous devons éviter », a-t-il dit, ajoutant que l’islam est « préventionniste ». 

Il demande aussi à l’Etat de bannir la prostitution dans les rues de Dakar, notamment à la place de l’indépendance, dans les rues des Almadies, entre autres lieux, exercée par des non sénégalais.  « Si cette pratique persiste et se généralise, elle deviendra une déperdition des valeurs morales et culturelles de notre pays. Encore qu’elle est en train de piétiner la dignité de certains citoyens.

Aux chefs religieux, il invite d’abandonner la politique et de retourner à l’enseignement du Coran et des recommandations du prophète Mouhammad (pssl). « Vous êtes des régulateurs sociaux. Vous êtes les lumières qui éclairent la société. Et une communauté sans guide court à sa perte. Elle va vers l’impasse, au risque de se cogner contre des dangers », a-t-il lancé à ses paires guides religieux et spirituels.

Le Cheikh recommande aux riches de se rapprocher et d’accompagner les pauvres pour réduire le fossé qui continue à se creuser entre eux. « Investir  dans vos localités respectives afin que les habitants travaillent et gagnent  leur vie en toute dignité.

Sur la crise Centrafricaine qu’il qualifie d’un conflit interreligieux, il sollicite de la part du secrétaire général des nations Unies, Ban Ki Mun, l’envoi d’une délégation composée  du Pape François et le Roi Abdallah, gardien des deux Saintes Mosquées de la Mecque et de Médine (en l’Arabie saoudite) pour atténuer la tension sociale qui sévit dans ce pays et prouver que l’Islam et le Christianisme peuvent vivre ensemble.


EDUCATION: Pour le contrôle des programmes de certaines écoles arabes

Mandir Diop, jeune sénégalais, a passé quatre ans dans l'université Iranienne de Dakar avant
Mandir Diop, ex étudiant en Iran
d'attérir à Teheran, où il a passé vingt deux (22) jours 
à Qom, la capitale du savoirDéçu par ce qu’il qualifie d’utilisation par les autorités de cette institution, il lance un appel au chef de l’état sur l’identité et les intentions de certaines personnes qui viennent au Sénégal. « Le président doit, à travers les autorités compétentes, vérifier les personnes qui viennent s’implanter au Sénégal et les intentions qui les animent », conseille t-il. 

Pour lui, certains ont des intentions inavouées et veulent sacrifier les enfants du pays. « Si l’état laisse chacun ouvrir son école arabe, dérouler son programme, ça peut générer des conflits demain. Parce que d’aucuns veulent nous formater à leur guise », Mandir Diop.  Il affirme que les autorités chargées de l’éducation doivent veiller à ce que les écoles ouvertes dans le pays, soient en règle.

Ces écoles, selon lui, doivent être déclarées et reconnues par l’état, qui doit s’informer du programme d’étude et ce qui s’y passe. « Nous croyons à ce que nos guides et érudits nous ont légué  comme savoir et comportement, et ça nous suffit. Nous n’avons donc pas besoin que des gens viennent nous apporter autre chose», martèle t-il, d’un ton coléreux.

Ses camarades d'infortune et lui ont été seléctionnés pour aller poursuivre leurs études en Iran, après quatre ans passés dans l'école de Dakar, où il devait obtenir une Licence. arrivés dans ce pays, ils apprendront, à leur grande surprise que cette école n'est non seulement pas reconnue par les autorités chargées de l'éducation en Iran, mais sue leur diplôme n'est pas valable, parce qu'il manquait des matières qu'ils devaient compléter pour la reconnaissance dudit sésame. 

Pis, dans le règlement intérieur de "la maison des étrangers" où ils habitaient, les nouveaux venus sont traités de la même manière que les anciens, sans période de mise à niveau. A cela s'ajoute l'apprentissage du Chiisme, base de l'enseignement théologique. Enfin, le mariage par contrat déterminé n'agréait pas les six étudiants sénégalais qui ont préféré rentrer au pays, avertir leurs cadets qui sont encore dans leur ancienne école et attirer l'attention de l'Etat du Sénégal sur cette nébuleuse. 

mardi 24 décembre 2013

CENTRAFRIQUE: l'armée français accusée de partialité

Des musulmans ont manifesté, à Bangui, contre la passivité de l’armée française devant les
L'armée française en action à Bangui
exactions et tueries perpétrées sur des musulmans sans intervenir. Dimanche matin, trois combattants de l'ex-rébellion ont été également tués par les militaires français dans la capitale Centrafricaine, Bangui.

Plusieurs milliers de musulmans ont manifesté dimanche à Bangui contre l’opération militaire française Sangaris, après la mort le matin même de trois combattants Séléka dans un accrochage avec des soldats français.

Dans l’après-midi, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville et ont ensuite marché pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. La marche s’est déroulée sans incident.

«Non à la France», «Hollande criminel!», scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer «la partialité» des militaires français déployés depuis début décembre en République centrafricaine (RCA), où ils tentent de mettre fin à des violences interreligieuses à grande échelle.

Dimanche matin, trois combattants Séléka avaient été tués dans un accrochage avec des soldats français, au cours d’une opération de désarmement des groupes armés dans un quartier nord de la ville, selon des sources concordantes. L’état-major français a refusé de s’exprimer sur le sujet jusqu’à présent.

L’incident avait provoqué une première manifestation de quelques dizaines de personnes, des sympathisants de l’ex-Séléka qui avaient bloqué une grande avenue allant à l’aéroport avant d’être dispersés par des policiers congolais de la force africaine en Centrafrique (Misca).

Près de 1.600 soldats français sont déployés en RCA, dont un millier à Bangui, dans le cadre de l’opération Sangaris, déclenchée le 5 décembre au plus fort d’une vague de violences entre chrétiens et musulmans qui a fait près d’un millier de morts.

Les militaires français tentent depuis lors de désarmer les belligérants. Ils ont neutralisé en priorité les combattants de l’ex-Séléka, aujourd’hui pour la plupart désarmés et cantonnés.

Privés de la protection de ces Séléka dans la rue, de nombreux musulmans sont furieux de l’action des soldats français, s’estimant laissés à la merci des atrocités des milices chrétiennes «anti-balakas» et des exactions des chrétiens, très majoritaires dans la capitale.

AFP